Novembre. Cross de l'Alsace
Le traditionnel cross de l'Alsace cloturera notre première phase d'entrainement avant la pause de Noël. Nous levons d'ailleurs un peu le pied ce mois-ci après la forte charge d'entrainement d'octobre. Quelques VMA encore et un peu de trail. Nous arrivons moyennement préparés pour ce genre d'épreuve. Patrice est blessé, Julien est courbaturé de son premier jour de snow, et Yann ne s'est pas levé. Résultat, seuls Lorent et moi y participons.Avec Seb en 2005.
Ce sera ma 3ème participation à ce cross. Je le connais bien, et à chaque fois je l'ai trouvé dur, notamment par ses conditions météorologiques toujours assez extrêmes. En 2005 je l'avais fait avec Seb, sous la neige et sans aucune préparation. En 2006 je l'ai fait avec mon beau-frère, après une soirée arrosée à l'anniversaire de Yann. Absent en 2007, je suis là en 2008. Il a plu depuis
quelques jours, ça risque d'être glissant. Clac clac clac, les pointes résonnent sur le macadam, mais risquent d'être d'une efficacité redoutable sur le mou tout à l'heure. Passage aux vestiaires, un peu de Musclor (cette fois-ci il fait bien froid) et échauffement sur la petite boucle pour montrer le style de parcours à Lorent qui fera son premier cross aujourd'hui. La distance est faible (6,5km) mais c'est une course d'autant plus difficile car t'es à donf tout le temps. Mon meilleur temps en 2006 à battre, 32'39". Plus que quelques minutes avant la course. On se rend sur l'aire de départ. Je brieffe Lorent sur le fait que ça part très vite sur la grande ligne droite de la prairie dès le début. Ne pas se faire entraîner. En tout cas moi je tire la leçon de la Ferretoise où je suis parti trop vite. Nous croisons à nouveau Luc et son pote, sympa. Coup de feu! On se fait surprendre par le départ, on pensait qu'il restait un peu de temps. Premier constat, le sol est pire que prévu, c'est du gras, de l'ultra gras dans la prairie. Faut rester très concentré au niveau des appuis. Lorent part devant, je décide d'y aller mollo le premier tour. Les conditions sont
épouvantables, c'est très physique. Dans la forêt ça glisse un peu moins, y a même une partie sèche, ça fait du bien. Je boucle le premier tour déjà un peu usé, perdu dans des pensées bien négatives: "punaise qu'est-ce que j'fous là, c'est vraiment trop dur la course à pied...". Grand moment de solitude, mais il faut encore pousser qq minutes. Devant moi une petite blonde très mignonne, petit regain de fierté, j'dois la griller. C'est chose faite dans la montée où elle décroche. Faut pas déconner quand même. Julien est posté un peu partout pour nous prendre en photo. Le
deuxième passage dans la clairière bien ravagée était horrible, adhérence zéro, tu fais trois foulées pour avancer d'un mètre ! J'arrive à accélérer un peu sur le seconde boucle. Plus que la boucle d'arrivée qui est horrible et interminable et c'est fini. Je gagne encore quelques places dans le sprint final. J'suis mort. Il est vraiment dur ce cross, très cassant surtout dans ces conditions. Limite plus dur que la Ferretoise. Mais on avait pas les bonnes baskets, ça c'est sûr !Les résultats:
2005 : 277ème / 285 en 37'32" _la loose (Seb 279ème en 38'38")
2006 : 237ème / 296 en 32'39"_mieux (Eric 263ème en 34'45")
2008 : 196ème / 345 en 30'54"_mouais(Lorent 164ème en 29'43")
Les stats de la course '08: HRmoy173 / 466KCal / 13km/h
Novembre: 10 sorties - 98km.








2 février 2009 à 11:17
Honnêtement, je me suis dit que 6,5 km ça va être fastoche….
En plus j’adore les parcours en forêt, je trouve ça motivant, ça monte, ça descend, ça tourne…..cool !
Mais là non ! Trop durrrrrrrrrrrrrrrr
Je suis parti comme d’hab …à taquet, et comme arnaud, au bout de 10 minutes je me suis demandé ce que je foutais là…..
Pourquoi s’inscrire à des courses de « M… », dans la boue, avec un froid de canard, alors que je pourrais rester tranquillement au dodo au chaud avec la family .
J’étais déjà mort …enfin j’en avais l’impression…(on a toujours de la ressource cachée, suffit de la trouver…et surtout d’en avoir envie !)
Sur les feuilles mortes ça glissait…dans la boue…c’était la misère… horrible !
Heureusement que julien était là pour nous encourager et prendre quelques photos…
En voyant l’arrivée, j’ai ré-accéléré pour finir à bloc….(l’arrivée ça motive)